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 Critique : Skyscraper

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Licorne 1PU
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Feuille de personnage
Talent: Cartographie
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Faction: Canterlot
Mar 4 Sep - 9:54

Attention, cette critique contient un Dwayne Johnson. Si vous aussi, vous avez besoin de changer de sous-vêtement lorsque vous regarder un grand homme beau, chauve et musclé se bagarrer, veuillez composer une petite pile de change à côté de vous avant de commencer à lire cette critique. Merci.
 
Pour commencer cette critique, il me faut vous définir ce qu’est un film de Dwayne Johnson. Parce que oui, ce monsieur, tout comme Swarzy et Bruce Willis, a une telle aura que ses films méritent d’avoir un sous-genre fictif particulier, puisque l’acteur en lui-même défini le film dans lequel il participera. Et il est extrêmement agréable et surprenant que ce soit le cas, car Dwayne Johnson vient au départ de l’univers du catch.
Ce n’est pourtant pas le premier à avoir le premier rôle dans des films d’actions, l’un des premiers et des plus notables catcheurs ayant été engagé dans le cinéma, c’était Hulk Hogan. Mais uniquement dans des rôles d’actions comiques où il était plus bouffon qu’autre chose. Dwayne Johnson, sous son nom de scène The Rock arriva peu après, notamment pour jouer le Roi Scorpion, et régulièrement, il revient au cinéma, avec des films d’actions souvent un peu décalé, voir un peu comique, pas toujours fin mais souvent plaisant à regarder.
Et c’est là que l’on peut se demander ‘’pourquoi ?’’ Pourquoi avec The Rock, ça fonctionne, et pas avec Hulk Hogan ? Et bien, parce que les films comportant The Rock ne se reposent pas entièrement sur la silhouette de son acteur pour engranger de l’argent facilement, ils ont souvent des idées ou une bonne exécution, aujourd’hui magnifié par le film qui nous intéresse aujourd’hui : Skyscraper.
 
Hey mais, ce ne serait pas Die Hard par hasard ?
 
Alors oui, au premier abord, ça ressemble à Die Hard : des terroristes prenant d’assaut un immeuble pour faire leur sale besogne, et un héros qui va résoudre le problème à presque lui seul.
Mais les ressemblances s’arrêtent ici.
Car déjà, l’immeuble ne remplit pas la même fonction dans le film nous intéressant aujourd’hui. Dans Die Hard, le Yakatomi Plaza n’est au final qu’un siège d’entreprise, avec des bureaux, un ou deux étages pouvant servir à quelques excentricités… sans plus.
Dans SkyScrapers, on frôle la science-fiction : l’immeuble est une véritable ville de cristal. Les étages les plus bas comprend une sorte de centre commercial géant, au milieu, un parc gigantesque avec une cascade, des appartements résidentiels grand luxe et tout en haut, une grande salle rempli d’écran et pouvant vous donner l’illusion de marcher dans le vide. L’œuvre donne donc le ton, on va beaucoup plus loin que le modèle dont on pourrait s’inspirer, et dans un premier temps, on pourrait donc se demander, avec raison, si en allant aussi loin, on ne risquait pas de tomber dans le nanar ou la bouse incohérente. Mais chaque aspect de ce background est correctement justifié, suffisamment pour que l’on reste scotché devant le film sans que l’on soit dérangé dans notre immersion. Par la suite, l’action est très différente. Le héros n’est pas là par hasard, mais il est prévu par les méchants. Si le gentil se bat, ce n’est pas de la même manière que John McClane, avec moult fusillades et en misant principalement sur sa force ou son agilité. Will Sawyer est avant tout un homme d’esprit, qui analyse les situations avant de prendre une décision, et de plus, il est déjà handicapé ! Même si cela ne se sentira pas vraiment, ce qui peut à la fois être une preuve de force et un défaut du film. De plus, il y a beaucoup plus d’acrobaties, qui donne purement et simplement le vertige, aidé dans tout cela par des choix de réalisation adaptés. D’habitude, nous balancer la caméra dans tous les sens, en tremblant, pour représenter une scène d’action n’est pas du meilleur goût, mais ici, ça devient enfin une bonne idée !
En effet, quoi de mieux pour vous donner le vertige qu’une perspective interne à un personne suspendu à plusieurs centaines de mètres au-dessus du sol, avec la caméra remuant dans tous les sens, le flou, les lumières aveuglantes… pour vous donner le vertige que doit ressentir le personnage à ce moment-là ?
Les inserts peuvent donc, alors qu’il s’agit d’un langage des plus élémentaires du cinéma, représenter la réflexion de Sawyer alors qu’il se prépare à passer à l’action.
Cependant, tout n’est pas parfait. Certains setup payoff sont plutôt grossiers, notamment lorsque l’on arrive à la fin où on a un sourire en coin en se disant ‘’Ah… C’est pour ça que tu me l’as exposé au début du film ?’’ et il manque un degré psychologique au film ainsi qu’une gestion des blessures. Si dans Die Hard John terminait le film blessée, en sang, et à bout mentalement, on ne peut pas en dire autant de Sawyer qui lui, est plutôt en forme à la fin.
 
Une idée exploitée convenablement
 
Comme je l’ai dit, dans le scénario, la présence de Sawyer est prise en compte dans le plan, puisqu’il est même indispensable de l’entourlouper. Il faut donc parler des personnages. Si peu de personnages ont de la profondeur, et ne sont clairement là que pour mourir ou servir les intérêts du méchant, le scénariste n’a pas fait l’impasse sur un élément que beaucoup de films oublient cependant : ce sont des professionnels et ils sont censés être compétents.
Et ça, c’est quelque chose qui personnellement, me plaît beaucoup. Ce n’est pas original, mais il était temps que quelqu’un se rende compte, que non, quand on a des équipes de pro qui s’affronte, ce n’est pas normal que l’un des deux camps perdent parce qu’il y avait un débile aux commandes quelque part. Dans Skyscraper, si un personnage réussit quelque chose, c’est bien parce qu’il est compétent, et s’il remporte une victoire contre quelqu’un d’autre, c’est parce qu’il a surmonté les compétences du personnage en question. Par exemple, la femme de Sawyer (qui est médecin dans l’armée) est approchée par un malandrin, une bagarre s’en suit. Et bien, le mec en question est compétent, il essaye d’utiliser son flingue, il essaye d’assommer la dame (parce qu’il doit la prendre vivante) autant qu’il le peut et avec tous les moyens à sa dispositions. Et la dame lui répond avec des manœuvres de lutte et l’utilisation in extremis d’arme, ce qui lui permettra de s’échapper.
De même, au tout début du film, le héros se fait voler son sac. Le voleur y parvint pas parce que Sawyer est un gros nul, mais bien parce qu’il est super rapide et agile (le voleur fait du parkour et pas le héros).
Reprenons l’inspiration d’origine. Dans Die Hard plein de choses se passent non pas parce que les méchants ont un plan infaillible (puisque McClane qui était en plein milieu de l’étage pris d’assaut arrive à s’échapper), mais parce que beaucoup de seconds couteaux leur facilitent la tâche malgré eux ! Entre la police qui envoie un petit groupe d’assaut par devant et sans sniper pour les couvrir (genre, en balayant les fenêtres ?), le FBI qui se laissent complètement berner par les méchants parce que les deux agents sur place sont des gros bourrins bien beaufs (qui d’ailleurs, comptaient juste essayer de descendre tout le monde à coup de mitrailleuse y compris au beau milieu des civils), et surtout, McClane lui-même, qui pendant un moment, a Gruber avec lui et sait pertinemment qui il est, mais ne le descend pas immédiatement et lui donne son arme vide à la place (ce qui lui vaudra d’être blessé). McClane d’ailleurs, qui ne doit sa survie uniquement parce que l’un des bandits est très en colère et refuse de le bloquer dans l’ascenseur. Donc, en gros, si chaque groupe de personnage était vraiment compétent, il n’y aurait pas de film.
 
Attention, je préfère prévenir : j’adore la saga Die Hard. Même le 4eme. Et j’aime beaucoup le premier film ! A chaque fois que je le regarde, je suis scotché devant, les blagues font mouches et etc…
Cependant, mes remarques et critiques se tiennent. C’est juste qu’ils ne m’empêchent pas d’apprécier l’œuvre dans son ensemble.
 
D’ailleurs, dans Skyscraper il y a aussi des petites fautes de ce côté-là, mais là aussi, seulement à la fin. Je n’en dis pas plus.
 
Concluons voulez-vous ?
 
Comme vous le voyez, le film n’est pas parfait, il est notamment inégal. Bien qu’il reste spectaculaire de bout en bout, notamment dans son combat final qui est vraiment bien fou et bien chorégraphié. Mais, le début est plutôt confiné, le milieu est complètement taré et déstabilisant, et surtout, la fin est réglé comme de la simple bagarre ne jouant plus sur les hauteurs, mais sur des spécificités un brin abusés de la tour. De plus, la cohérence et les règles de compétences des personnages ne sont plus vraiment respectées vers la fin.
 
Mais pour l’instant, il reste le meilleur film de la période été 2018, c’est-à-dire, en pleine période de blockbuster. Les blockbusters actuels aiment mettre l’accent sur la surenchère et surtout, la débauche d’effets spéciaux. Il faut apprécier ce genre de film, et y aller dans le but de se laisser porter par tout ce que l’on va vous balancer au visage. Si vous y aller dans un but septique, vous risquez de vous gâcher vous-même d’une bonne histoire toute simple, et pourtant bien faite. Je vous conseille de vous le procurer si vous ne l’avez pas déjà vu ou d’aller au cinéma s’il y est encore.
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